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L'helminthosporiose fusiforme du maïs

Helminthosporium turcicum

 

Symptômes

  • Les décolorations jaunâtres en fuseau longeant les nervures apparaissent sur les feuilles vers la fin du mois d’août.
  • Ces taches de taille allant de 3 à 15 cm peuvent ensuite se rejoindre pour recouvrir l’ensemble du limbe qui finit par se dessécher complètement.
  • La maladie affecte souvent en premier lieu les plantes disposées en bord de champ.

 

Cycle de développement

  • H. turcicum survit dans le sol ou sur les débris végétaux sous forme de mycélium ou de conidies.
  • L’infection des plants d’un champ peut se faire via la germination des spores au sein même de la parcelle ou via le transport des conidies par le vent, parfois sur de très grandes distances.
  • Dans le premier cas, se sont d’abord les feuilles du bas de la tige qui seront atteintes. Si l’inoculum primaire est aérien, l’infection se produira sur les feuilles situées au dessus de l’épi.
  • La germination des conidies infectieuses se traduit par l’entrée du pathogène dans la plante, au travers de la cuticule. L’hyphe colonise alors les cellules végétales et engendre les symptômes cités plus haut.
 

Facteurs favorables

  • Des températures comprises entre 18 et 27°C ainsi que des épisodes de brouillard apparaissant durant la saison culturale.
  • Les parcelles situées en bordure de rivière ou dans les bas-fonds, là où l’humidité est la plus importante, sont les plus touchées.
  • On retrouvera également plus souvent cette maladie sur dans les zones de monoculture de maïs, sans travail du sol.

 

Dégâts

  • Si l’infection se produit avant la sortie des soies, les rendements en grains peuvent diminuer de près de 50 %. Au contraire, si celle-ci est modérée ou survient 6 semaines après la sortie des soies, les pertes sont minimes.
  • La présence de H. turcicum n’engendre pas de problèmes toxicité pour les animaux. Seule la teneur en amidon du fourrage diminue.

 

 

Gestion intégrée de l’helminthosporiose fusiforme du maïs en culture de maïs

  • Le choix d’un cultivar moins sensible permet le limiter considérablement la présence du champignon.
  • Éviter les trop fortes densités de semis permet de limiter l’humidité au sein de la plantation et ainsi réduire les risques de développement du pathogène. Se renseigner auprès de son fournisseur pour déterminer les densités de semis optimales pour la variété sélectionnée.
  • Une bonne gestion des résidus de la culture précédente pour limiter l’inoculum primaire. Le broyage et le déchaumage suivis d’un labour sont des méthodes conseillées.
  • Eviter la monoculture.
  • Les machines et outils sont nettoyés régulièrement.
  • Effectuer un monitoring intensif et systématique dans la culture, prendre en considération les avertissements et conseils du CIPF.