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La cécidomyie équestre des céréales

Haplodiplosis marginata

 

Description

  • L’adulte est un petit diptère de 4 mm de longueur ayant un abdomen rougeâtre et un thorax marron foncé.
  • La larve orange vif présente 14 segments observables au microscope. Elle mesure entre 3 et 5 mm et est donc plus grande que la cécidomyie orange. Sur la face dorsale, le tube digestif apparait noir à l’œil nu.

Cycle

  • La cécidomyie équestre effectue un seul cycle de génération par an.
  • Les larves restent en diapause dans les 10 premiers cm du sol pendant l’hiver, puis se nymphosent au printemps lorsque la température est plus chaude.
  • Les adultes éclosent ensuite de mai à mi-juin et les femelles pondent alors jusqu’à 200 œufs sur la face supérieure des feuilles, en chapelet et le long des nervures.
  • Après une semaine (à 18 °C), les larves éclosent et descendent dans les gaines foliaires où elles provoquent un renflement.
  • Un mois plus tard, elles ont atteint leur stade de développement maximal et tombent au sol pour entrer en diapause. 10 à 20 % des larves restent en diapause pendant 2 hivers consécutifs.

 

Dégâts

  • De faibles pertes de rendement peuvent être observées après attaque des tiges. Celles-ci restent courtes et cassent plus facilement, pouvant entrainer une verse quelques semaines avant la moisson.
  • L’épi peut également rester dans la gaine et produire des grains atrophiés.
  • Ce sont surtout les bordures de champs qui sont les plus touchées.

Des information complémentaires concernant la cécidomyie équestre peuvent être trouvées en consultant ici la brochure éditée par le Centre wallon de Recherches agronomiques.

 

Gestion intégrée de la cécidomyie équestre en culture de céréales

Mesures préventives

  • Les blés sur blé sont à éviter car les attaques sont plus nombreuses dans cette situation. Les attaques sont aussi plus sévères lors des années pluvieuses.
  • Les céréales de printemps sont plus vulnérables que les semis d’automne. Les semis tardifs sont donc à éviter car ils sont plus touchés que les semis précoces.

En l’absence de variétés résistantes à la cécidomyie équestre, la lutte contre ce ravageur repose principalement sur la rotation des cultures et, en cas de populations élevées, sur le contrôle chimique. De simples pulvérisations à l’aide de pyréthrinoïdes peuvent donner d’excellents résultats si elles sont bien positionnées. Ces produits agissent par contact et doivent toucher les adultes, les œufs ou les toutes jeunes larves lors de leur migration vers la tige. En effet, une fois qu’elles se sont glissées sous la gaine foliaire, les larves sont hors d’atteinte. Les vols pouvant s’étaler sur plusieurs semaines, plusieurs pulvérisations sont parfois nécessaires.

Des études ont montré une très bonne efficacité de plusieurs pyréthrinoïdes fréquemment utilisés en blé contre les pucerons. En effet, le nombre de galles présentes sur les différents entrenoeuds de la plante de blé peut être réduit de près de 90 % par certains traitements, à leur dose homologuée contre les pucerons.

La liste des insecticides autorisés pour lutter contre les cécidomyies est disponible en cliquant sur ce lien.

Des information complémentaires concernant la cécidomyie orange peuvent être trouvées en consultant ici la brochure éditée par le Centre wallon de Recherches agronomiques.

Pour tout usage d’un pesticide, veillez à lire l’étiquette et à bien respecter les conditions et les conseils d’utilisation afin de garantir l’efficacité du traitement et la préservation de l’environnement !

 

Source : M. De Proft, 2015, « La cécidomyie orange du blé et autres cécidomyies des céréales ».