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Nématodes à kystes - Aardappelcystenaaltje - Kartoffelnematode

Globodera rostochiensis, Globodera pallida

 

Description

  • Les deux espèces de nématodes à kystes (Globodera rostochiensis et Globodera pallida) se distinguent par la forme des larves et des kystes. G. pallida est moins présent que G. rostochiensis dans nos régions. Cependant, il y a beaucoup moins de variétés de pommes de terre résistantes à G. pallida qu’à G. rostochiensis.

 

Symptômes

  • Des zones de végétation moins denses peuvent être visibles dans les parcelles suite à un retard de croissance des plants. Ces zones peuvent réapparaitre d’année en année. Les zones sont souvent de forme circulaire et ont des tailles variables. La sénescence est prématurée dans les zones d’infection.
  • Les racines adventives ont un chevelu hérissé et on peut voir apparaitre des chapelets de petites boules d’abord blanches, puis jaunes dorées et ensuite rouge-brun.

 

Cycle de développement

  • Les nématodes survivent dans le sol sous forme de larve ou d’œuf à l’intérieur de structures sphériques, appelées kystes.
  • Lorsque les conditions sont réunies, au début du mois d’avril, les œufs éclosent et laissent s’échapper le premier stade juvénile du nématode qui se déplace jusqu’aux racines des pommes de terre afin d’y pénétrer pour se nourrir.
  • La femelle enfle, fait éclater les parois racinaires, et à ce stade elle est visible à l’œil nu.
  • Suite à la fécondation par le mâle, la femelle pond entre 100 et 1000 œufs qui restent dans le corps de la femelle jusqu’à maturité.
  • La femelle meurt ensuite et se détache de la racine. Sa cuticule durcit pour former un kyste qui protège les œufs. Ceux-ci peuvent survirent sous forme de kystes dans le sol durant de nombreuses années.

 

Dégâts

  • L’ampleur des dégâts est fonction de la résistance variétale et du nombre de nématodes.
  • Les pertes peuvent atteindre 80% si d’importants foyers sont présents résultant d’une rotation de la culture de la pomme de terre beaucoup trop courte. 

 

 

Gestion intégrée des nématodes à kystes en culture de pommes de terre

Aucun moyen de lutte curative n’existe. La prophylaxie est la seule solution pour contenir une infection par les nématodes à kystes.

Plants sains

  • L’utilisation de plants certifiés et sains est une mesure de bon sens, mais qui permet néanmoins de limiter la dispersion du ravageur sur les parcelles infectées.

Variétés résistantes

  • Quelques variétés possèdent une résistance à Globodera rostochiensis. Cependant, le nombre de variétés commercialisées en Belgique reste assez restreint (voir fiche « Résistances variétales »). 

Rotation des cultures

  • Quatre années d’absence de pommes de terre, de repousses de pommes de terre ou d’autres plantes-hôte (tomates, aubergines…) permet de diminuer l’impact de ce nématode.

Repousses de pommes de terre

  • Eviter les repousses de pommes de terre dans les cultures suivantes est une des mesures les plus importantes et la plus efficace. Les repousses durant une année où les pommes de terre ne sont pas cultivées doublent ou triplent le nombre de nématodes dans le sol.

Récolte précoce (primeurs)

  • La récolte précoce des pommes de terre primeurs permet de casser le cycle de développement de nématodes à kystes et donc de diminuer les populations dans le sol et l’impact sur les cultures suivantes.

Méthode alternative : le lisier de porc

  • Il a été prouvé que le lisier et le compost de porc modifient les conditions microbiennes du sol provoquant une diminution des œufs dans les premières dizaines de centimètre du sol.

Nématicide

  • Un traitement nématicide n’est que peu ou pas rentable en culture de pommes de terre. Même si ce traitement détruit 70 à 80% des populations de nématodes, la population peut être reconstituée en un an.
  • De plus, le coût important et l’impact négatif des nématicides sur l’environnement sont des facteurs non négligeables.