RETOUR

Charbon commun du maïs

Ustilago maydis

 

Symptômes

  • Ce sont les parties aériennes de la plante qui sont atteintes et plus particulièrement les tissus en croissance. Des galles grisâtres recouvrent principalement les tiges. Ces tumeurs se développent et grandissent en libérant des spores formant une poudre noire.
  • La taille des galles peut atteindre 6 cm de diamètre tandis que sur les feuilles, elles se limitent à un diamètre allant de 0,6 à 1,2 cm.
  • Notez qu’il ne faut pas confondre avec le charbon des inflorescences où l’épi prend une forme de poire et où les grains ne sont pas présents.
 

Cycle de développement

 
  • Ce champignon peut survivre dans le sol durant plusieurs années sous forme de téleutospores et infecte les jeunes plants au printemps.
  • Ils peuvent être disséminés directement ou germer et produire des spores qui seront-elles-mêmes transportées par le vent.
  • La germination de ces dernières engendre un mycélium qui infecte la plante en pénétrant par les blessures, les stomates et les organes floraux. Une attaque des épis se traduit par une germination des spores sur les soies et un développement du mycélium sur les grains.
  • Les premières galles apparaissent dans les tissus méristématiques deux à trois semaines après l’infection. Les tumeurs grandissent et finissent par se déchirer libérant les téleutospores sous forme de poudre noire.
  • La dissémination des spores est réalisée par le vent et la pluie ainsi que par les machines agricoles lors de la récolte.
 

Facteurs favorables

Le développement d’U. maydis est favorisé lorsque les plants souffrent d’un stress hydrique ou si les tissus sont endommagés par le passage d’engins agricoles, l’utilisation de produits phytosanitaires, la grêle ou les insectes tels que l’oscinie. Les excès d’azote et de fumier sont des facteurs favorables au développement du pathogène.

 

Dégâts

Il sont très variables au fil des ans mais les pertes de production sont rarement très importantes. La production en grains d’un épi infecté par U. maydis est toujours faible.

Le charbon du maïs n’est pas toxique pour le bétail mais engendre cependant une diminution de l’appétence et de la valeur nutritive de l’ensilage.

 

 

Gestion intégrée du charbon en culture de maïs

 

  • La méthode de lutte la plus efficace est la sélection de variétés moins sensibles au charbon. Voici des documents émis par le CIPF destinés à vous aider à choisir les variétés adaptées à votre situation :
    • Variétés très précoces à précoces
    • Variétés demi-précoces à tardives
    • Variétés maïs grain
  • Éviter les trop fortes densités de semis permet de limiter l’humidité au sein de la plantation et ainsi réduire les risques de développement du pathogène. Se renseigner auprès de son fournisseur pour déterminer les densités de semis optimales pour la variété sélectionnée.
  • Une bonne gestion des résidus de la culture précédente pour limiter l’inoculum primaire. Le broyage et le déchaumage suivis d’un labour sont des méthodes conseillées.
  • Eviter la monoculture
  • Les machines et outils sont nettoyés régulièrement
  • Effectuer un monitoring intensif et systématique dans la culture
  • Prendre en considération les tableaux de résultats d’essais des organismes d’expérimentation en variétés et les conseils du CIPF.

Cahier des charges du Gouvernement wallon

Les principes généraux en matière de lutte intégrée contre les ennemis des cultures ont été fixés par le Gouvernement wallon. Ils sont regroupés dans un cahier des charges présenté en annexes 1 et 2 de l’Arrêté Ministériel du 6 mars 2019 modifiant les annexes de l'Arrêté Ministériel du 26 janvier 2017 portant sur l'exécution de l'Arrêté du Gouvernement Wallon du 10 novembre 2016 relatif à la lutte intégrée contre les ennemis des cultures. Ce cahier des charges peut être consulté ici.

Dans ce cahier des charges, les huit grands principes qui doivent être respectés dans le cadre de la lutte intégrée sont déclinés en actions de 3 niveaux d’obligation.