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Mouche | Oignon

Delia antiqua

Symptômes et dégâts

Les attaques se manifestent souvent par foyers. Les symptômes dépendent du stade de développement de la culture au moment de l’attaque.

Sur les parties aériennes

  • Lorsque l’attaque survient sur de jeunes plants, les feuilles jaunissent, puis le plant flétrit et dépérit complètement.

Sur le bulbe

  • Lorsque le bulbe est déjà formé, les larves blanches creusent des galeries à l’intérieur, ce qui le rend plus sensible aux pourritures molles.
  • Les bulbes atteints peuvent également présenter des déformations et ne sont alors plus commercialisables.

Identification de la mouche de l’oignon

  • Adulte: ressemble à une grosse mouche domestique gris-jaune d’environ 6 à 7 mm. Les pattes sont plus grosses et l’abdomen plus étroit que ceux des mouches domestiques.
  • Larve: est un asticot blanchâtre de 1 à 8 mm de long.

Biologie de Delia antiqua sur oignon

biologie du pathogène

  • Plantes hôtes : La mouche s’attaque aux oignons, aux échalotes et à la ciboulette.
  • Facteurs favorables au développement de la mouche : La ponte est favorisée par une luminosité et une température élevée. La présence de plantes du genre Allium (ail, échalote, poireau) dans la rotation qui sont des hôtes attirent le ravageur. 
  • Cycle de vie : L’insecte passe l’hiver dans le sol sous forme de pupe. L’arrivée des températures plus douces au printemps initie l’émergence des adultes. Les adultes sont observables vers mai-juin. Les femelles vivent environ 1 mois. Après l’accouplement, elles pondront jusqu’à 200 œufs. Les œufs éclosent en quelques jours et les minuscules larves se développent en se nourrissant des tissus de l’oignon. Plusieurs générations de mouches peuvent se succéder sur la saison, ce qui peut causer d’énormes dégâts en cas de conditions favorables. Une fois sa taille maximale atteinte, la larve quitte la plante et se transforme en pupe dans le sol. 

Gestion intégrée de la mouche en culture d’oignon

Les principes généraux en matière de lutte intégrée contre les ennemis des cultures ont été fixés par le Gouvernement wallon. La lutte intégrée ou integrated pest management (IPM) est obligatoire et les mesures sont regroupées dans un cahier des charges.

 

IPM

A. Mesures agronomiques préalables à la culture

  •  Rotation : La rotation des cultures permet de limiter les dégâts étant donné que les pupes hibernent dans le sol. Il est important d’exclure les cultures avec des plantes qui sont hôtes de l’insecte. Durant cette période, la destruction des résidus de culture et des adventices est importante. La rotation doit être d’au moins une année sur trois (obligation de niveau 2). Dans l’idéal, faire des rotations d’au moins 4 à 5 ans.
  • Renforcement des organismes utiles : La mouche de l’oignon compte de nombreux ennemis naturels. Pour favoriser ces auxiliaires, il est conseillé d’implanter des bandes enherbées ou fleuries à proximité des parcelles.

B. A la plantation

  • Sur les petites surfaces, il est envisageable de protéger la culture par une barrière physique, à l’aide de filets anti-insectes à mailles fines. Il faut veiller à ce qu’aucune ouverture ne permette aux mouches de pénétrer sous le filet. 

C. En cours de végétation

  • Gestions des plants infectés : Les oignons infectés doivent être éliminés directement, si cela est possible.

D. Après la récolte 

  • Gestions des résidus de culture : La destruction des résidus de culture est également indispensable, car ils permettent aux mouches de se nourrir et de survivre.

E. Traitements éventuels

Les observations restent indispensables pour estimer la pression en ravageurs et l’utilité d’un éventuel traitement.

La législation et les produits autorisés étant en constante évolution, nous vous invitons à consulter régulièrement le site Phytoweb pour toute utilisation en Belgique. 

En cas de traitement, il est conseillé de privilégier les biopesticides, les substances de base et les pesticides à faible risque. Pour tout usage de pesticide, il convient de lire attentivement l'étiquette et de respecter les conditions et conseils d'utilisation, afin de garantir l'efficacité du traitement et la préservation de l'environnement !

Pour aller plus loin | Sources

Le CIM (Centre interprofessionnel maraîcher) et le CPL-Végémar proposent sur leurs sites web des informations, des documents complémentaires et émettent en saison des avertissements concernant les différents pathogènes/ravageurs s'attaquant aux cultures.

Légende: 

: Gravité du symptôme (varie graduellement entre vert, orange et rouge)

 : Fréquence du symptôme

Integrated pest management (Lutte intégrée)

 Niveau 1 : Mesure à appliquer obligatoirement.

 Niveau 2 : 70 % des mesures de niveau 2 doivent être appliquées au niveau de l'exploitation.