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Pucerons vert (Metopolophium dirhodum) | maïs

Metopolophium dirhodum

Symptômes et dégâts

Le puceron transmet à la plante une toxine appelée toxémiase par l’intermédiaire de sa salive. Ce composé induit différents symptômes :

  • Ralentissement de la croissance et du développement du plant 
  • Apparition de stries longitudinales blanchâtres et, parfois, une déchirure des limbes 
  • Déformation et enroulement des feuilles 
  • La panicule s’atrophie si l’attaque a lieu au stade 8-10 feuilles
  • Des pucerons à la face inférieure des deux premières feuilles du maïs

Les pertes de rendement sont ces dernières années faibles, mais peuvent être importantes en cas de pullulation de la population de ce puceron. 

Identification du Metopolophium dirhodum

  • Adulte : généralement aptère, mesure environ 2 mm. Son corps allongé, vert pâle, porte une ligne vert foncé sur le dos. Les cornicules et les pattes sont pâles, sans coloration particulière.

Biologie du Metopolophium dirhodum sur maïs

biologie du pathogène

  • Plantes hôtes : Hôte primaire : le rosier. Hôtes secondaires : le blé, le maïs, l’avoine, l’orge et de nombreuses graminées des prairies (brome, dactyle, fétuque, agrostide, ray-grass, pâturin, etc.).
  • Facteurs favorables au développement du Metopolophium dirhodum : Des températures entre 15 et 20°C sont favorables à sa multiplication.
  • Cycle de vie : Le puceron hiverne sur le rosier sous forme d’œuf. Les œufs éclosent au printemps et donnent des larves semblables à l’adulte. Après deux à trois générations sur le rosier, des individus ailés migrent vers les hôtes secondaires, dont le maïs. Sur le maïs, les pucerons colonisent d’abord la face inférieure des deux premières feuilles, puis remontent à mesure que de nouvelles feuilles apparaissent. Ils s’y multiplient par parthénogenèse, et les populations atteignent leur pic en juin–juillet. Les formes ailées, portées par le vent, assurent la dissémination d’une plante à l’autre. En octobre–novembre, les pucerons retournent sur le rosier, où ils pondent les œufs qui passeront l’hiver.

Gestion intégrée du Metopolophium dirhodum en culture de maïs 

Les principes généraux en matière de lutte intégrée contre les ennemis des cultures ont été fixés par le Gouvernement wallon. La lutte intégrée ou integrated pest management (IPM) est obligatoire et les mesures sont regroupées dans un cahier des charges.

IPM

A. Mesures agronomiques préalables à la culture

  • Rotation : Éviter la monoculture. Faire des rotations avec des plantes non hôtes, pour réduire l’inoculum dans la parcelle
  • Renforcement des organismes utiles :  Favoriser les bandes enherbées aux alentours du champ pour permettre le développement de prédateurs parasitoïdes ainsi que d’autres insectes comme les coccinelles, les syrphes et certaines espèces d’araignées permettent un contrôle des populations de pucerons au sein de la parcelle.
  • Destruction des rosiers: sauvages à proximité des champs

B. Avertissements

Le CIPF en partenariat avec le CARAH, le CPL Vegemar ainsi que  l’OPA Qualité de Ciney, met en place des avertissements durant la saison culturale afin d’évaluer l’évolution des populations de pucerons. Il est utile de rester attentif à ces publications afin de bénéficier d’informations et de conseils hebdomadaires. Le seuil de nuisibilité est de 500 pucerons/plant, au stade 9-10 feuilles. 

Les seuils de nuisibilité du M. dirhodum varient suivant le stade de développement du maïs de 3 à 10 feuilles. Les seuils de traitement  avant 3 – 4 feuilles : 5 puceron/plant; de 4 à 6 feuilles : 10 pucerons/plant, de 6 à 8 feuilles : 20 à 50 pucerons/plant, après 8 – 10 feuilles : 100 à 200 pucerons/plant.

C. Traitements éventuels 

  • Un traitement des semences peut s’avérer efficace dans les régions ayant connue de forte attaques par M. dirhodum.  
  • Un traitement sur la parcelle ne sera justifié que lorsque les seuils de nuisibilité seront atteints. 

La législation et les produits autorisés étant en constante évolution, nous vous invitons à consulter régulièrement les sites du CIPF ainsi que Phytoweb pour toute utilisation en Belgique.  

En cas de traitement, il est conseillé de privilégier les biopesticides, les substances de base et les pesticides à faible risque. Pour tout usage de pesticide, il convient de lire attentivement l'étiquette et de respecter les conditions et conseils d'utilisation, afin de garantir l'efficacité du traitement et la préservation de l'environnement !

Pour aller plus loin | Sources

Le CIPF propose des documents relatifs à la gestion intégrée de ce ravageur. 

CIPF - Centre indépendant de promotion fourragère

Légende: 

: Gravité du symptôme (varie graduellement entre vert, orange et rouge)

 : Fréquence du symptôme

​Integrated pest management (Lutte intégrée)

 Niveau 1 : Mesure à appliquer obligatoirement.

 Niveau 2 : 70 % des mesures de niveau 2 doivent être appliquées au niveau de l'exploitation.