Pyrale | Buis
Cydalima perspectalis
La pyrale du buis, originaire d’Asie orientale, existe sous deux formes : la plus fréquente, blanche et brune, et la moins courante, entièrement brune.
Symptômes et dégâts
Sur les parties aériennes 

- Défoliation de l’arbuste, plus ou moins sévère.
- Brunissement des feuilles, qui tombent facilement ou deviennent translucides. Il peut ne subsister que les bords des feuilles attachés à la tige. Dans certains cas, les chenilles attaquent également l’écorce du buis.
- Présence de déjections vertes et sèches, souvent retenues par des fils de soie.
- Présence de chenilles, observables en écartant les rameaux du buis.
En quelques jours, les chenilles peuvent ravager un buis. C’est principalement l’aspect esthétique des buis infestés qui est impacté. Cependant, si des défoliations importantes se répètent dans le temps, les arbustes peuvent finir par mourir suite à un affaiblissement répété.
Identification du Cydalima perspectalis
- Oufs: sont ronds, aplatis, translucides et jaunâtres.
- Chenille: plusieurs stades larvaires sont observés. Celles du dernier stade mesure 35-40mm de long. Elle est reconnaissable par sa tête noire luisante et leur corps vert clair, strié longitudinalement de vert foncé.
- Nymphe: mesure 21 mm de long, sont de couleur vert – jaune clair au début pour passer au beige brunâtre ensuite, et présentent quatre lignes dorsales brunes.
- Adulte: émerge des chrysalides, est un papillon nocturne d’une envergure d’environ 36-44 mm. Il possède des ailes blanches et brunes avec des reflets dorés et violets.
Biologie du Cydalima perspectalis

- Plantes hôtes : le buis (Buxus spp.) est la seule plante hôte de la pyrale du buis.
- Facteurs favorables au développement de la pyrale du buis : La pyrale se développe préférentiellement sur les buis denses, là où la pression en prédateurs (oiseaux) est faible.
- Cycle de vie : Les chenilles hivernent dans des cocons tissés à partir de feuilles et de fils de soie. En mars-avril, elles reprennent leur activité en se nourrissant des feuilles et de l’écorce du buis. À la fin du mois d’avril, les chenilles entrent en nymphose. Les premiers papillons de la première génération apparaissent entre la fin mai et le début juin, tandis que ceux de la deuxième génération sont observés de juin à la mi-août. Les femelles vivent environ deux semaines et peuvent pondre jusqu’à 1 200 œufs, répartis en groupes de 5 à 20, sur la face inférieure des feuilles.

Gestion intégrée de la pyrale du buis
Les principes généraux en matière de lutte intégrée contre les ennemis des cultures ont été fixés par le Gouvernement wallon. La lutte intégrée ou Integreted pest management (IPM) est obligatoire et les mesures sont regroupées dans un cahier de charge.

A. Mesures préalables à la présence du ravageur
- Rotation: En cas de forte infestation de la parcelle, planter d’autres espèces que le buis car la pyrale n’attaque que le buis. Ex : le chèvrefeuille arbustif (Lonicera nitida ‘Maigrün' ou ‘Elegant') ou le houx crénelé (Ilex crenata) ou le fusain du Japon (Euonymus japonicus ‘Microphyllus').
- Choix des plants: utiliser des buis sains et exempt de tout parasite.
- Entretien: faire la taille des buis. Les plants de buis dont la ramure est plus aérée sont d’avantage épargnés
- Biodiversité: Favorisez la présence d’oiseaux insectivores en mettant des mangeoires et des nichoirs. Ex: moineaux domestiques, mésanges , rouges queues.
B. Une fois la présence de la pyrale détectée
- En presence de chénilles, ramassez-les à la main et éliminez-les. Un jet d’eau puissant peut également faire tomber les chenilles. Il suffit alors de les récupérer grâce à un filet au sol.
- Eliminer les résidus de taille et autres bois morts pouvant héberger les œufs et les chenilles. Il est conseillé de les brûler ou de les amener dans des sacs à un parc à container pour qu’ils procèdent à un traitement thermique.
- Des pièges à phéromones peuvent être utilisés pour la détection et la détermination des périodes de vol de l’insecte dès le mois de février. Ils permettent également de capturer un grand nombre de mâles, limitant ainsi la reproduction de la pyrale.
C. Avertissements
Le Centre d’Essais Horticoles de Wallonie (CEHW) s’occupe de faire des avertissements pour informer sur la pression de la pyrale du buis en Wallonie.
D. Traitements éventuels
- Lutte biologique par utilisation des nématodes (Steinernema carpocapsae) et des trichogrammes (Trichogramma sp.). Elles s’introduisent dans le corps de l’insecte ou pondent des oeufs dans la pyrale qui finit la tuer ou la paralyser.
- Des PPP utilisables en agriculture biologique notamment Bacillus thuringiensis, de pyréthrines ou encore de spinosad, dérivés de matériaux naturels et à plus faible impact environnemental sont disponibles pour un usage professionnel.
- D’autres PPP, non utilisables en agriculture biologique, sont autorisés pour un usage professionnel afin de lutter contre les chenilles en plantes ornementales.
La législation et les produits autorisés étant en constante évolution, nous vous invitons à consulter régulièrement le site Phytoweb .
Pour tout usage d’un pesticide, veillez à lire l’étiquette et à bien respecter les conditions et les conseils d’utilisation afin de garantir l’efficacité du traitement et la préservation de l’environnement !
Pour aller plus loin | Sources

Adalia, Pyrale du buis, Adalia.be, [En ligne], page consultée le 26/02/24.
CEHW, Situation de la Pyrale du buis au 15/02/2024, (2024), CEHW.be, [En ligne], page consultée le 26/02/24.
Bruxelles Environnement, La pyrale du buis, (2017).
Ephtia (2015). Mieux connaïtre et déclarer la pyrale du buis. https://ephytia.inrae.fr/fr/C/21252/Agiir-Mieux-connaitre-et-declarer-la-pyrale-du-buis. Site web visité le 23 juillet 2026.
- Légende:
: Gravité du symptôme (varie graduellement entre vert, orange et rouge)
: Fréquence du symptôme
: Integreted pest management (Lutte intégrée)