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Pyrale | maïs

Ostrinia nubilalis

Symptômes et dégâts

  • Feuilles du cornet perforées de trous ronds plus ou moins nombreux.
  • Cassure des fleurs mâles (panicules) et parfois des tiges.
  • Amas de sciure à l’aisselle des feuilles.
  • Galeries à l’intérieur des tiges, contenant des chenilles grisâtres pouvant atteindre 20 mm.
  • Cassure des plants et des pédoncules, et chute des épis, provoquées par les galeries.

 

Les dégâts directs se traduisent par une baisse du nombre de grains et de leur poids unitaire, avec des pertes estimées à 30 %. La pyrale provoque également des dégâts indirects, notamment en favorisant les attaques de Fusarium spp.

Identification de la pyrale du maïs 

  • Œuf :  est gris jaunâtre et devient noir la veille de l’éclosion.
  • Larve : de 2 à 20 mm selon le stade. Elle est grise, avec une ligne plus foncée sur la face dorsale.
  • Adulte : papillon d’environ 25 mm d’envergure. La femelle est jaune pâle, tandis que le mâle est un peu plus foncé.

Biologie de Ostrinia nubilalis en maïs

biologie du pathogène

  • Plantes hôtes : le maïs est l’hôte principal, suivi du sorgho. La pyrale attaque aussi d’autres cultures, comme le haricot, la pomme de terre, le houblon, le framboisier, le poivron ou le sarrasin.
  • Facteurs favorables au développement de la pyrale : des parcelles attaquées par la pyrale l’année précédente.
  • Cycle de vie : la pyrale passe l’hiver sous forme de larve en diapause, à l’intérieur des tiges de maïs ou d’autres résidus de culture laissés au sol. Au printemps, lorsque la température dépasse 10 °C, les larves se transforment en chrysalides, et les adultes émergent deux semaines plus tard. L’accouplement a lieu dans des zones herbacées, comme les bordures de champs et les fossés, souvent à plus de 500 m. Les œufs sont ensuite pondus en amas de 15 à 20 sur la face inférieure des feuilles. Les chenilles passent par cinq stades en se nourrissant des différentes parties aériennes du maïs, puis pénètrent dans les tiges ou les épis, où elles se nymphosent ou hivernent.

Gestion intégrée de la pyrale en culture de maïs

Les principes généraux en matière de lutte intégrée contre les ennemis des cultures ont été fixés par le Gouvernement wallon. La lutte intégrée ou integrated pest management (IPM) est obligatoire et les mesures sont regroupées dans un cahier des charges.

IPM

A. Mesures agronomiques préalables à la culture

  • Choix variétal : le choix variétal tient compte de la résistance ou de la tolérance aux maladies. Des informations sur ces sensibilités variétales sont disponibles sur le site web du CIPF.
  • Renforcement des organismes utiles : favoriser les bandes enherbées aux alentours du champ pour permettre le développement d’une faune de prédateurs tels que certains trichogrammes parasitoïdes des œufs.

B. Au semis

  • Type de semis : Éviter les semis précoces qui augmentent les risques en culture. Faire des semis tardifs, permet d’échapper aux dégats causé par la première génération.

C. A la récolte

  • Gestion des résidus de culture : Broyer finement les cannes de maïs pour diminuer le nombre de larves diapausantes dans les plantes.
  • Prévoir l’ensilage généralisé pour réduire la population des ravageurs.

D. Traitements éventuels

  • Une surveillance et une quantification régulières des populations d’adultes à l’aide de pièges sexuels dès le début des vols permettent d’évaluer les risques et aident à la prise de décision concernant les éventuels traitements.
  • Un traitement insecticide n’est justifiable qu’à partir du seuil de nuisibilité (1 chenilles/plant)

Le CIPF propose des documents relatifs à la gestion intégrée de ce ravageur. La législation et les produits autorisés étant en constante évolution, nous vous invitons à consulter régulièrement les sites du CIPF ainsi que Phytoweb pour toute utilisation en Belgique.  

En cas de traitement, il est conseillé de privilégier les biopesticides, les substances de base et les pesticides à faible risque. Pour tout usage de pesticide, il convient de lire attentivement l'étiquette et de respecter les conditions et conseils d'utilisation, afin de garantir l'efficacité du traitement et la préservation de l'environnement !

Pour aller plus loin | Sources

Le CIPF (Centre Indépendant de Promotion Fourragère) regroupe sur son site web des informations relatives aux maladies, aux ravageurs et à la conduite de la culture du maïs, et émet des avertissements en saison. 

CIPF - Centre indépendant de promotion fourragère

Légende: 

: Gravité du symptôme (varie graduellement entre vert, orange et rouge)

 : Fréquence du symptôme

​Integrated pest management (Lutte intégrée)

 Niveau 1 : Mesure à appliquer obligatoirement.

 Niveau 2 : 70 % des mesures de niveau 2 doivent être appliquées au niveau de l'exploitation.