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Tordeuse des céréales | Froment

Cnephasia pumicana

Symptômes et dégâts 

  • Attaques hétérogènes, plus fréquentes en bordure de bois.
  • Mines parallèles aux nervures, respectant les deux épidermes, puis pincement du bord des feuilles.
  • Présence d’une chenille orangée, puis grisâtre.
  • Tige sectionnée sous l’épi, au-dessus du dernier nœud.
  • Épi blanchi et partie supérieure de la tige sèche et cassante.
  • Épis partiellement rongés, grains atrophiés.

Les attaques de la tordeuse des céréales provoquent rarement de graves dégâts.

Identification de la tordeuse des céréales

  • Œuf : moins de 1 mm, jaunâtre puis orange.
  • Larve : orange dans les premiers stades. Elle s’observe à l’épiaison. Aux stades plus âgés, elle mesure 1 mm de long sur 0,2 mm de large et est jaunâtre, avec une tête brun clair.
  • Adulte : papillon gris de 16 à 18 mm d’envergure.

Biologie de Cnephasia pumicana sur froment

biologie du pathogène

  • Plantes hôtes : Ce ravageur s’attaque aux graminées, aux légumineuses et au lin.
  • Facteurs favorables au développement de la tordeuse des céréales : Une période sèche pendant la montaison et des champs situés à proximité de zones boisées sont des facteurs favorisant les ravageur. 
  • Cycle de vie : La tordeuse des céréales n’accomplit qu’une génération par an. Les jeunes chenilles passent l’hiver en diapause dans un abri de soie, tissé dans les fissures de l’écorce d’arbres situés dans les bois, haies ou taillis voisins. Entre mi-mars et mai, suspendues à un fil de soie, elles sont emportées par le vent jusqu’aux céréales. Elles minent d’abord l’intérieur des feuilles pendant leurs trois premiers stades, puis remontent vers les feuilles supérieures, dont elles pincent le limbe. À partir du 5e stade, elles s’attaquent à l’épi, phase où elles sont les plus nuisibles, et se nymphosent dans sa gaine. Les adultes émergent en juillet et regagnent les zones boisées, où chaque femelle dépose une centaine d’œufs sur l’écorce.

Gestion intégrée de la tordeuse des céréales en culture de froment

Les principes généraux en matière de lutte intégrée contre les ennemis des cultures ont été fixés par le Gouvernement wallon. La lutte intégrée ou integrated pest management (IPM) est obligatoire et les mesures sont regroupées dans un cahier des charges.

IPM

A. Traitements éventuels 

  • La lutte phytosanitaire est rarement nécessaire.

Seuils d’interventions

En cas de présence de chenille, et uniquement si les seuils de nuisibilité sont dépassés, un traitement est envisageable.

  • 1.5 chenilles/ 10 plants (observer les feuilles pincées en fin de montaison).

La législation et les produits autorisés étant en constante évolution, nous vous invitons à consulter régulièrement le site Phytoweb pour toute utilisation en Belgique. Des informations complémentaires sont également disponibles sur le site du livre blanc des céréales.

En cas de traitement, il est conseillé de privilégier les biopesticides, les substances de base et les pesticides à faible risque. Pour tout usage de pesticide, il convient de lire attentivement l'étiquette et de respecter les conditions et conseils d'utilisation, afin de garantir l'efficacité du traitement et la préservation de l'environnement !

Pour aller plus loin | Sources

Le centre pilote CePiCOP propose des avertissements hebdomadaires en céréales en période critique, rend compte de l’état sanitaire des parcelles de référence et conseille l’agriculteur dans son choix d’itinéraire phytotechnique.

  • Acta (2016). Guide pratique de défense des cultures. p. 2014
  • Ephytia. Cnephasia pumicana. Caractéristiques du rtavageurs et ses dégâts, biologie du ravageur. https://ephytia.inra.fr/. Site web visité le 06.05.2025
  • Arvalis. Tordeuse. Cnephasia pumicana. https://fiches.arvalis-infos.fr/. Site web visité le 06.05.2025
  • BASF. La tordeuse des céréales. https://www.agro.basf.fr/. Site web visité le 06.05.2025

Légende:

​: Gravité du symptôme (varie graduellement entre vert, orange et rouge)

​ : Fréquence du symptôme

​Integrated pest management (Lutte intégrée)

 Niveau 1 : Mesure à appliquer obligatoirement.

 Niveau 2 : 70 % des mesures de niveau 2 doivent être appliquées au niveau de l'exploitation.