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Virus de la jaunisse (BYV) | betterave

BYV - Beet Yellows Virus

Symptômes et dégâts

Le virus peut être disséminé assez rapidement dans une parcelle entière à partir des petits foyers primaires.

Sur les feuilles

  • Des jaunisses apparaissent depuis l’extrémité des feuilles entre les nervures qui restent vertes, le limbe adopte une coloration jaune-citron et les feuilles deviennent cassantes. Plus tard, des taches brunâtres à rougeâtres peuvent apparaître. Ces symptômes apparaissent par foyers, souvent en zones circulaires, dès la fin du printemps et en été.

Les dégâts peuvent être importants si la maladie est précoce.

Epidémiologie du BVY sur betterave

biologie du pathogène

  • Plantes hôtes : Le virus peut se développer sur les cultures d’épinard d’hiver ou diverses adventices comme le mouron, le chénopode, le coquelicot, la capselle, la véronique, la persicaire, etc.
  • Facteurs favorables au développement des vecteurs : Un hiver doux suivi d’un printemps sec et chaud favorise les populations de pucerons.
  • Cycle de développement : Le virus survit durant l'hiver à partir des plantes infectées servant de réservoir. Au printemps, le virus est transmis à la betterave de manière persistante (le puceron, une fois infecté, le reste toute sa vie) ou semi-persistante (le puceron ne reste infectieux que durant une courte période), principalement par le puceron vert du pêcher (Myzus persicae) mais également par le puceron noir de la fève (Aphis fabae).

Gestion intégrée du virus de la jaunisse en culture de la betterave

Les principes généraux en matière de lutte intégrée contre les ennemis des cultures ont été fixés par le Gouvernement wallon. La lutte intégrée est obligatoire et les mesures sont regroupées dans un cahier des charges. Integrated pest management (IPM).

IPM

A. Mesures agronomiques préalables à la culture

  • Rotation : Une rotation d’au moins une année sur trois est obligatoire. Il est déconseiller d’y intégrer une culture d’épinard qui peut lui aussi être infecté par le virus de jaunisse. 
  • Eviter la proximité de plantes hôtes par un désherbage rigoureux.
  • Effectuer un labour avant la mise en place de la culture afin de détruire les plantes hôtes et les repousses potentielles.

B. Après la culture

  • Effectuer un labour après la culture afin de détruire les plantes hôtes et les repousses potentielles permet de réduire le réservoir d'inoculum de la maladie.

C. Traitements éventuels

  • Les observations restent indispensables pour estimer la pression en ravageurs et l’utilité d’un éventuel traitement.

Seuil d’intervention 

En cas de présence de pucerons, et uniquement si les seuils de nuisibilité sont dépassés, un traitement est envisageable.

  • Il est recommandé d'appliquer un traitement insecticide à partir du stade 2 à 4 feuilles dès que l'on compte au moins 2 pucerons verts aptères (Myzus persicae) sur chacun des 10 plants examinés.

Traitements 

La législation et les produits autorisés étant en constante évolution, nous vous invitons à consulter régulièrement phytoweb.

En cas de traitement, il est conseillé de privilégier les biopesticides, les substances de base et les pesticides à faible risque. Pour tout usage de pesticide, il convient de lire attentivement l'étiquette et de respecter les conditions et conseils d'utilisation, afin de garantir l'efficacité du traitement et la préservation de l'environnement !

Pour aller plus loin | Sources

Divers documents complémentaires relatifs à la gestion des plants (réception, conservation, traitements divers, plantation, etc.) peuvent être trouvés sur le site de l’IRBAB (Institut Royal Belge pour l'Amélioration de la Betterave asbl).

Légende: 

: Gravité du symptôme (varie graduellement entre vert, orange et rouge)

 : Fréquence du symptôme

​Integrated pest management (Lutte intégrée)

 Niveau 1 : Mesure à appliquer obligatoirement.

 Niveau 2 : 70 % des mesures de niveau 2 doivent être appliquées au niveau de l'exploitation.